Au sein du commerce de détail, le secteur des jardineries a un statut particulier. En effet, son activité de spécialiste de produits vivants – végétaux et animaux – le place dans une situation délicate vis-à-vis d’une fiscalité taillée pour la grande distribution.

En outre, il doit faire face à la concurrence des grandes surfaces alimentaires et de bricolage, mais aussi des coopératives agricoles, qui cherchent un relais de croissance sur ce marché.

La jardinerie, un secteur du commerce spécialisé

Avec 23 % des emplois et 22 % de la valeur ajoutée du secteur marchand (INSEE 2011 et CdCF livre blanc 2013), le commerce représente une part croissante de l’économie française. Au sein de ce secteur entièrement non délocalisable, le commerce de détail en constitue la part la plus importante. Il représente 500 000 entreprises, 123 millions de m² et près de 500 milliards de chiffre d’affaires. Au regard de ces chiffres, ceux des jardineries peuvent sembler bien moins impressionnants. Leur chiffre d’affaires s’élève à environ 3 milliards d’euros, soit près de 27% du marché du jardin et de l’animalerie, mais seulement 0,7% du chiffre d’affaires du commerce de détail

Une jardinerie dispose, sur une superficie de 3 à 6.000m² en moyenne, de plusieurs secteurs ou rayons bien définis : pépinière, serre chaude, fleuristerie et marché couvert, produits accessoires de jardin, semences et bulbes, animalerie et ses aliments spécifiques.

Aujourd’hui beaucoup de jardineries innovent avec des rayons loisirs créatifs, vêtements, restauration, jeux d’extérieur,… mais la jardinerie s’appuie avant tout sur la qualité et la diversité de gamme de ses végétaux.

Un métier de passionnés

Les salariés travaillant dans le secteur de la jardinerie sont des passionnés du végétal et de la relation-client. Ils sont formés sur les soins à apporter aux végétaux et aux animaux. Les jardineries sont des lieux d’excellence en matière de conseils !

Premier vecteur de l’écologie

Le secteur des jardineries et graineteries s’investit beaucoup dans les questions écologiques. Il représente, en effet, un des vecteurs les plus concrets pour l’information et la formation des consommateurs sur des questions comme celle de la biodiversité. Il les sensibilise à une consommation durable et oriente leurs choix vers des produits respectueux de l’environnement.

Un chiffre d’affaires au m² faible

En revanche, les superficies des jardineries, proches de 5 millions de m², représentent 3,8 % du total du commerce de détail, induisant de fait un déséquilibre important qui se traduit par des chiffres d’affaires au m² très faibles.

Le chiffre d’affaires au m² en pépinière, qui est le plus grand univers d’une jardinerie, dépasse à peine les 300 € de moyenne !

Comparatif des chiffres d'affaires (2018)
1377
milliards

Ensemble Commerce

445
milliards

Commerce de détail

3
milliards (0,2%)

Jardineries

Comparatif des superficies (2018)
137
millions m²

Ensemble Commerce

123
millions m²

Commerce de détail

5
millions m²(4%)

Jardineries

Les chiffres clés

1660
Points de vente
20350
Salariés
58 %
De femmes
91 %
De CDI

En 2016, les salariés de la branche étaient :

  1. 90,5% en CDI
  2. 9,5% CDD ou autres (contrat d'apprentissage, d'insertion en alternance, convention de stage...)

Répartis sur les temps pleins et partiels :

  1. 71% des salariés travaillent à plein temps
  2. 29% à temps partiel

Entre les hommes et les femmes :

  1. 59% de femmes
  2. 41% d'hommes